The Artist

” Il faut que ça souffle comme le vent, il faut que ça coule comme de l’eau ”

Dimitri Bérard

Une attention particulière est portée au sujet, à la lumière, à la composition. Ma quête consiste ainsi à explorer la nature ondulatoire et corpusculaire des ondes électromagnétiques comprises entre 380 nm et 780 nm. Selon moi, l’essentiel d’une photographie se réalise à la prise de vue, pas après, car l’encre des photographes, c’est la lumière ! Cette procédure sans compromis me conduit parfois à de sévères désillusions mais aussi à des moments de grâce qui élèvent mon cœur et mon esprit. Le matériel doit être simple et léger car cette forme d’ascèse facilite les déplacements. Un reflex, un trépied, 3 objectifs. C’est tout. Le numérique nous a apporté tant de confort, qu’il nous arrive parfois de tomber dans la facilité, c’est pourquoi je présume que moins on a d’outils et plus on est créatif.


Pour la petite histoire

Né un jour de Janvier quelque part dans le creux d’un volcan, je me découvre une inclination pour l’imagination dans laquelle je m’abandonne, pour échapper à un monde que je juge assez tôt, désaxé.

Élève moyen partout, bon nulle part, je me découvre toutefois un penchant pour le dessin et les images, plus expressifs à mes yeux que le langage oral ou écrit.

Par la suite, je m’essaie à la bande dessinée lors de mes années collège mais par paresse (ou un manque de talent assez évident), je ne pousse pas mes investigations plus loin.

Je m’inscris dans un club-photo pour acquérir les bases du développement argentique et m’obstine, dans l’obscurité du labo, à massacrer allègrement des dizaines de papiers photo jusqu’à l’obtention de tirages à peu près corrects.

Marchant dans les pas (du moins le crois je) de Cartier-Bresson, Minor White, René Maltête, W. Eugène Smith, Robert Frank ou Jeanloup Sieff, je parcoure la région en quête de nouveaux sujets, propres à assouvir ma soif d’images.

Puis, je tombe sur un magazine photo dont le sujet du mois est consacré à la photo panoramique, dans lequel je découvre entre autres les photos d’Hervé Sentucq, Pentti Sammallhati ou Mickaël Ackermann.

Je sens déjà que j’ai devant moi une technique qui permet de voir les paysages dans leur ensemble, sans être contraint par le tout petit cadre du 24×36 et qu’il correspond à la vision humaine.

Malheureusement pour moi, les appareils argentiques permettant d’aborder ce noble format sont financièrement inaccessibles. Mais nous sommes en 2004 et les caméras digitales submergent le marché, m’ouvrant grand les portes de l’assemblage numérique d’images.

Dès lors, je cherche à apprivoiser ce format si beau à regarder et si difficile à réaliser.

Tout dans cette technique picturale, est synonyme de liberté et d’espace, ouvrant le champ des possibles, jusqu’à l’infini.

Vous pourrez voir sur ce site, le résultat de quinze années de prises de vues, bonne visite !